La prière est un acte qui permet d’entrer en contact avec le Divin. Il est possible de la réaliser pour soi ou pour une autre personne. Or, celle-ci, en plus de son aspect spirituel, est capable d’induire des changements bénéfiques sur les êtres humains, leurs organismes  et leur santé, comme l’ont démontré de nombreuses études scientifiques. 

   Toutes les religions du monde conseillent la prière à leurs fidèles afin de communiquer avec Dieu. D’ailleurs, le mot « religion » vient du latin « religare » qui signifie relier, c’est-à-dire relier l’être humain à Dieu.

    Il est important cependant de distinguer la prière et l’acte de prier. Car la prière constitue en quelque sorte le numéro de téléphone de Dieu et prier correspond plutôt à la communication ! Or, comme le disait Mahatma Gandhi : « il vaut mieux mettre son cœur dans la prière sans trouver les paroles que de trouver des mots sans y mettre son cœur ».

   La prière permet d’élever son esprit et de relativiser bien des problèmes. Ces effets bénéfiques se rapprochent d’ailleurs, sous de nombreux aspects à ceux de la méditation. Elle porte l’être vers de hautes vibrations qui vont avoir tendance à le transcender ce qui lui permettra de globaliser et de relativiser les situations mal vécues, plutôt que de demeurer obnubiler par ses problèmes et ses soucis. Par ce biais, la prière allège le cœur et l’esprit.

     Les maladies graves ou chroniques amène un jour ou l’autre la personne malade, à s’intéresser au sens de la vie en général et au  sens de sa vie en particulier. Tout le reste en découle : l’estime de soi et des autres, le respect, le pardon, la réconciliation, pour en arriver à la compassion et à l’amour… Car l’être humain a besoin d’aimer et de se sentir aimé. La personne malade est essentiellement tournée vers cette attente. Ce sont ses premiers pas dans la spiritualité. Comme le disait le Pr. Edouard Zarafian, dans son livre « la force de guérir », « il n’y a rien de tel que la maladie pour raviver les questions sur le sens de la vie. »

     La prière peut également être réalisée pour les autres, en particulier lorsqu’ils sont malades et souvent même à leur insu. Car en plus de ces importantes considérations spirituelles, la prière est capable de produire des actions importantes sur la santé des malades comme l’ont démontré de nombreuses études.

      Tout d’abord, des chercheurs de la faculté de Médecine de Harvard ont interrogé 2055 personnes âgées de plus de 18 ans sur leur utilisation de la prière. Un tiers (35%) prie pour des raisons de santé. Parmi eux, 75% prient pour mieux se porter, et 22%, pour la guérison de pathologies précises. Les personnes qui prient pour leur santé en parlent rarement à leur médecin[1].

    « La prière accélère la guérison », telle est la conclusion de l’étude de l’Américan Médical Association effectuée sur 990 cardiaques à l’hôpital de Kansas City. La moitié de ces malades cardiaques avait été confiée à leur insu, aux prières de 75 personnes de diverses religions. Or, à l’issue de l’étude, il y a eu moins de complications dans ce groupe que dans le groupe témoin. Selon les chercheurs, cela ne peut être le fruit du hasard. Car celui-ci ne pouvait pas jouer sur plus d’une personne sur 25[2].

   Pareillement, le Professeur Benson de l’université de Harvard estime que les patients qui répètent des prières, « sont capables de déclencher des changements de fonctionnement de leur organisme »[3].

   La récitation d’Ave Maria (Ave Maria, gratia plena, dimus tecum, benedicat tui mulieribus et benedictus fructus ventri tui Jesus) et d’un mantra bouddhiste (Om mani padme om) récités à haute voix ont produit, avec une égale efficacité, une amélioration du rythme cardiaque et de la tension artérielle. La fréquence respiratoire fut aussi ralentie et  régularisée, comme l’a démontré l’étude italienne du Dr Luciano Bernardi[4].

    L’étude « Mantra » (Monitoring and Actualization of Noetic TRAining) effectuée par le cardiologue  Mitchell Krucoff en Caroline du Nord s’intéressa à 150 patients souffrant d’insuffisance coronarienne. Les patients ayant bénéficiées d’une intervention par la prière ont eu des complications réduites de 25 à 30%. Ils avaient bénéficiés des prières de diverses religions : catholique, moravienne, bouddhiste, juive, chrétienne fondamentaliste, baptiste. Ces résultats ont fait dire au psychiatre Harold G. Koenig que « certaines des plus grandes découvertes scientifiques sont venues de ceux qui faisaient un pas hors de la boîte et je crois que c’est ce que fait cette étude »[5].

    Le Professeur Rogerio Lobo, chef de service du Service de Gynécologie et d’Obstétrique de la Colombi University (New York) s’est intéressé pour sa part, à l’action de la prière sur 199 femmes demeurant en Corée qui étaient en attente de fécondation in vitro(FIV). Pour cela, il a demandé à des personnes vivant aux Etats Unis, au Canada et en Australie de prier uniquement sur photographies, pour ces femmes qu’ils ne connaissaient pas. Le résultat fut flagrant : 50% de grossesses dans le groupe ayant bénéficié de prières contre 26% dans le groupe témoin[6], soit deux fois plus de FIV réussies.

    Le Dr Elisabeth Targ de l’Institut de Recherche sur les Médecines Complémentaires, a suivi un groupe de 20 personnes malades du Sidaqui ont bénéficié de prières à distance de chrétiens, de juifs, de bouddhistes, d’indous et de chamanes, qui avaient leur photo et ne connaissaient que leur nom. Ils ont été comparés à un groupe similaire de vingt personnes. Celui ayant bénéficié des prières a présenté au bout de six mois, moins de maladies opportunistes, moins besoin de consultations, moins de jours d’hospitalisation et une meilleure humeur[7] que le groupe témoin.

    Un article du Dr Wolfrum de l’Hôpital Général de Hambourg, paru en février 2002 dans la « Lettre Circulaire » (n°51) intitulé : « Le fait d’aller toutes les semaines à l’Eglise, favorise-t-il la santé ? » est particulièrement intéressant : Des résultats d’études cliniques rétrospectives portant sur trois décennies, notamment aux USA, peuvent se résumer presque unanimement dans le titre d’un livre paru récemment : « la foi fait la santé » (Glaube macht gesund)[8]. Une autre publication  du Pr. Koenig, orientée vers les examens de laboratoire, donne une réponse également favorable à la prière.

   De nombreuses autres études ont été réalisées notamment sur lescellules cancéreuses, les cellules sanguines, les bactéries, les plantes et les animaux. Elles ont toutes été positives pour la prière. C’est qui a conduit le Dr Larry Dossey[9] à dire que « le pouvoir de guérison à distance de la prière est démontré. Il ne peut plus être regardé comme une affaire de foi ». Car pour ce médecin, le plus étrange dans ces études ait qu’elles aient été réalisées en double aveugle, c’est-à-dire sans que les patients et le personnel soignant sachent qui étaient les bénéficiaires des prières.

  Le Dr Dossey a ensuite recensé les études effectuées sur ce sujet. Sur une cinquantaine réalisées, toutes établissaient un lien entreguérison et prière que ce soit à travers l’accélération de la cicatrisation, la réduction d’une pression artérielle trop élevée ou encore le ralentissement de la prolifération de certaines cellules cancéreuses.

    Nous savions déjà que la pensée positive et la visualisation étaient capables de produire des résultats très intéressants sur la santé des malades, mais la prière semble aller bien au-delà. Elle fait appel à ce qu’il y a de plus noble dans l’être humain et ainsi qu’à des forces qui le transcendent. Ensuite, les résultats des études sont là pour prouver leur bienfondé. Ils seront rassurants pour certains et dérangeants pour d’autres, ce qui n’empêche pas leur réalité. Car ces études en double aveugle, souvent à l’insu même des malades, ne peuvent aucunement être reléguées à un simple effet placebo.

    Il n’est pas possible de terminer cet article sans parler des admirables groupes de prières de Maguy Lebrun qui se réunissent – toutes religions confondes – autour des malades pour prier ensemble pour leur guérison. Le soutient psychologique ainsi apporté aux malades est extraordinaire et les résultats sur leur santé très nombreux.

    Alors, à quand des groupes de prières dans les hôpitaux ?

Dr Luc Bodin

Merci à mon ami le Docteur Luc Bodin pour son autorisation à reprendre ce Merveilleux texte pour la Senioressance. 

Article visible www.stageslucbodin.com

"Dans la Bientraitance que je défends, il y a aussi les souhaits. Peu importe nos croyances, il est bon de les respecter."

Linda Leininger Naturopathe - Sophrorelaxologue 

"Lutte pour la Bientraitance en Institution et à Domicile."